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« L'écriture me protège. J'avance sous le rempart de mes mots, de mes phrases, de mes paragraphes habilement enchaînés, de mes chapitres astucieusement programmés. Je ne manque pas d'ingéniosité. Ai-je encore besoin d'être protégé ? Et si le bouclier devient un carcan ? Il faudra bien, un jour, que je commence à me servir des mots pour démasquer le réel, pour démasquer ma réalité. » (les gnocchis de l'automne, ou réponse à quelques questions me concernant) |
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(summary) Anton Voyl n'arrivant plus à dormir, poursuivi par la vision d'un motif inconnu sur son tapis, rumina moult solutions, pour finir par l'ablation du sinus. Il aurait fallu plus, car il voyait sa fin pas trop loin. Il aurait voulu, auparavant, savoir si l'Omission qu'il soupçonnait (rapport au cinq), virait ou non à l'hallucination. Il nota dans son journal faits, soupçons, divagations, jusqu'à un synopsis d'un roman où Aignan, un garçon ayant vaincu un sphinx, grandissait pour finir baisant sa maman, puis pourrissait sur un îlot, par mortification pour son forfait. Soudain Anton Voyl disparut, laissant un mot confus. Son copain Amaury Conson convainquit un flic, Ottaviani, ainsi qu'Hassan, avocat, Olga, la nana d'Anton, qu'il n'y avait pas là du tout cuit. Ils n'ont aucun tuyau, vont aux infos, mais voilà qu'un inconnu a occis Hassan dans sa maison, braquant un carton parmi vingt-six du stock archival d'Anton (où il y avait, aussi, un "Moby Dick" original, transcrit au bic). Plus tard, on constata qu'Hassan, tout mort qu'il fut, avait lui aussi disparu ; mais "motus" fit la Maison Poulaga. Amaury Conson (qui n'avait plus qu'un sur six fils), plus Arthur Savorgnan (qui avait connu lui aussi Anton), prit un train pour Azincourt où Olga vivait dans la maison Clifford. Douglas Haig, son mari trois jours, y avait grandi, puis mourut un soir où, baryton, il chantait à la Scala. Amaury, Arthur, Olga, Augustus (papa d'Haig), la Squaw (qui nourrissait toujours Jonas, carpillon du bassin d'Azincourt), à l'unisson font un tour d'informations, soupçons, intuitions, partant d'obscurs madrigaux, romans ou haikaï soumis par Anton, qui ont un point commun : l'apparition ou la disparition du "Blanc". Cogitations, cogitations : sortit un horizon toujours aussi lointain. Au matin, Augustus, parcourant du doigt l'haikaï intriguant, tomba mort, poussant un cri affolant, rapport à un Zahir. La Squaw raconta qu'on trouva au nombril d'Haig poupon un bijou figurant un rond pas tout à fait clos finissant par un trait plutôt droit : son Zahir. Augustus l'arracha, conçut pour lui adoration, jusqu'au jour fatal où, au sortir d'un bain, il constata sa disparition. On sut plus tard qu'Haig, ayant appris son statut bâtard (Anton fut son frangin), l'avait ravi, sans savoir qu'ainsi il durcissait la damnation. On apprit, toujours par la Squaw, qu'Olga naquit d'Anastasia, star aimant Albin, un bandit albanais qui avait maudit Albion ; qu'Anton avait compris un graffiti apparu sur un billard, proclamant la Loi d'airain qui frappait sans distinction. Quant au Zahir, il fut produit par Jonas, roulant moribond sur son bassin. Alors Olga tomba d'un coup, s'ouvrit l'occiput, mourut, balbutiant : "la Maldiction". Plus tard dans la nuit Amaury glissant, tomba dans l'a-pic du bassin à mazout. Arthur Savorgnan lui avait transmis l'information sur sa filiation : un papa commun, qui d'un clan rapin appliquait la machination. Un imbroglio familial qu'ici nous tairons, conduisit à l'assassinat sans fin. Tribulations d'où sortit la fin du roman, la mort pour tous, sauf pour... |
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- 1966 : Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour
- 1969 : La Disparition
- 1970 : L'Augmentation
- 1972 : Les Revenentes |
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« Saisi par l'inspiration, il composa illico un lai, qui, suivant la tradition du Canticum Canticorum Salomonis, magnifiait l'illuminant corps d'Anastasia : Ton corps, un grand galion
où j'irai au long-cours, un sloop, un brigantin
tanguant sous mon roulis, (extrait de La Disparition) | |
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« Les textes
s'appellent les uns les autres. Tous, ils répondent,
même quand ils sont jeux ou jongleries, à une
histoire qui réfracte la tache d'incandescence et le
trou noir de notre Histoire - une des figures de l'«
indicible ». Indicible qui échappe à
l'écriture, mais que l'écriture a le pouvoir
de désigner et de signifier. Claude Burgelin | ||||
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« Smart à
falzar d'alpaga nacarat, frac à rabats, brassard
à la Frans Hals, chapka d'astrakhan à glands
à la Cranach, bas blancs, gants blancs, grand crachat
d'apparat à strass, raglan afghan à falbalas,
Andras Mac Adam, mâchant d'agaçants partagas,
ayant à dada l'art d'Allan Ladd, cavala dans la
pampa. (extrait de What a man !)
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« Perversement, Perec se
recrée en les règles même. Le spleen de
créer est vertement éventé.
Renversés, pêle-mêle,
tête-bêche, les célestes crédences
semées de Kleenex, les Werther de western et les
sectes celtes, les cervelles stressées des Genette,
les herbes séchées des steppes (vers les
genêts penchent mes préférences), les
esthètes éthérés de week-ends en
mer Egée, les Perses empesés et
sénescents. Jacques Jouet. Les sept règles de Perec |
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L'Augmentation |
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Personnages 1 2 3 4 5 6 La Rougeole |
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