Juliet Herbert

 

L'existence de Juliet Herbert n'a été découverte que très récemment, la nièce de Flaubert ayant impitoyablement censuré presque toutes les mentions la concernant dans la Correspondance, et Flaubert lui-même ayant été très discret, allant jusqu'à donner de faux emplois du temps à ses amis, pour cacher ses rencontres avec elle.

Juliet Herbert fut l'institutrice de Caroline Hamard, nièce de Flaubert, de 1855 à 1857, à Croisset, avant de retourner en Angleterre.

On ne sait rien de leurs relations jusqu'en 1865, date à laquelle Flaubert alla la retrouver à Londres. Des allusions prouvent l'existence de rencontres régulières jusqu'en 1880, mais on n'en sait guère plus.

« Depuis que je t'ai vu excité par (et pour) l'institutrice je le suis (excité). A table, mes yeux suivent volontiers la pente douce de sa gorge. Je crois qu'elle s'en aperçoit, car elle pique des coups de soleil, cinq ou six fois par repas.
Quelle jolie comparaison on ferait avec cette pente de gorge comparée aux glacis d'une forteresse. Les amours dégringolent là-dessus en montant à l'assaut. - « (En sheik) : je sais bien, moi, quelle pièce d'artillerie j'y traînerais. »

A Louis Bouilhet. 9 mai 1855.

 

« Je fais tous les jours de l'anglais avec l'institutrice (qui m'excite démesurément. Je me retiens dans les escaliers pour ne pas lui prendre le cul). Dans six mois, si je continue, je lirai Shakespeare à livre ouvert. »

A Louis Bouilhet. 21 septembre 1856.

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